Protéger le thé en transport : humidité et condensation
Protéger le thé en transport : la Chine plafonne l'humidité à 7,0 % pour le gunpowder, le chunmee, le thé noir et la plupart des oolongs. Code CTU, GB/T 30375.
L'essentiel
- Selon les normes nationales chinoises, le thé peut contenir au plus 7,0 % d'humidité pour le gunpowder et le chunmee (GB/T 14456.4-2016 et 14456.5-2016), le thé noir (GB/T 13738) et la plupart des oolongs (GB/T 30357), 8,5 % pour le thé au jasmin et le thé blanc (GB/T 22292-2017 et GB/T 22291-2017) et 6,5 % pour le thé de roche de Wuyi (GB/T 18745-2006).
- Le Code de bonnes pratiques OMI/OIT/CEE-ONU pour le chargement des cargaisons dans des engins de transport (Code CTU, édition 2014) appelle « sèche pour le conteneur » (container-dry) une marchandise dont l'humidité est en équilibre avec environ 60 % d'humidité relative, sous les 75 % à partir desquels le risque de moisissure augmente, et prévient que les déshydratants échouent en général avec une marchandise hygroscopique qui ne l'est pas.
- Selon le Code CTU, un conteneur placé en haut de la pontée peut subir des écarts de température de plus de 25 °C par jour ; quand le toit se refroidit en fin d'après-midi, l'air qui le touche atteint son point de rosée et l'eau goutte sur la marchandise, ce que le Code appelle container sweat, la condensation du conteneur.
- La norme chinoise de stockage du thé GB/T 30375-2013, en vigueur depuis le 22 juin 2014, impose des piles de thé à 200 mm au moins des murs, sur des cales d'au moins 150 mm de haut, et un contrôle de l'entrepôt chaque mois, au moins deux fois par mois en saison chaude et pluvieuse ; sa révision, projet n° 20251082-T-442, attendait encore son approbation en octobre 2026.
- Le guide de transport de la Fédération allemande des sociétés d'assurance (GDV) donne au thé une plage de température de voyage favorable de 5 à 25 °C et indique que le thé noir devient semblable à du foin sous 2 % d'eau et tend à moisir et à prendre un goût de moisi au-delà de 9 %.
Protéger le thé en transport, c’est d’abord charger un thé sec : les normes nationales chinoises plafonnent son humidité à 7,0 % pour le gunpowder, le chunmee, le thé noir et la plupart des oolongs, à 8,5 % pour le thé au jasmin et le thé blanc et à 6,5 % pour le thé de roche de Wuyi. Dans un conteneur fermé, ce sont ensuite le thé et ses emballages qui fixent l’humidité de l’air. Le Code CTU de l’OMI, de l’OIT et de la CEE-ONU situe le seuil des moisissures à 75 % d’humidité relative, demande de charger les marchandises organiques « sèches pour le conteneur », en équilibre avec environ 60 %, et explique comment les écarts de température quotidiens font condenser l’eau sous le toit, puis goutter sur la marchandise. Pour l’entrepôt, la norme chinoise de stockage du thé, GB/T 30375-2013, fixe les règles : des piles à 200 mm au moins des murs, sur des cales d’au moins 150 mm de haut, contrôlées chaque mois.
Les limites d’humidité du thé chinois, type par type
Chaque norme chinoise de grade plafonne l’humidité du thé en pourcentage de sa masse, avec une même limite pour tous les grades. La plupart citent la méthode GB/T 8304 (abrogée le 2 mars 2017 ; méthode en vigueur : GB 5009.3-2016), et les normes du gunpowder, du chunmee, du congou, du souchong, de l’oolong, du thé au jasmin et du thé blanc en font un point du contrôle de chaque lot avant sa sortie d’usine.
Humidité maximale dans les normes nationales chinoises du thé (% de la masse ; sources : fiches officielles des normes)
| Thé | Norme | Humidité, au plus |
|---|---|---|
| Thé vert gunpowder | GB/T 14456.4-2016 | 7,0 % |
| Chunmee et autres thés mee | GB/T 14456.5-2016 | 7,0 % |
| Thé noir : brisé, congou et souchong | GB/T 13738.1-2017, 13738.2-2017 et 13738.3-2012 | 7,0 % |
| Oolong | GB/T 30357.1-2013 et la plupart des autres parties | 7,0 % |
| Oolong Huangjingui | GB/T 30357.3-2015 | 7,5 % |
| Thé de roche de Wuyi | GB/T 18745-2006 | 6,5 % |
| Thé au jasmin | GB/T 22292-2017 | 8,5 % |
| Thé blanc | GB/T 22291-2017 | 8,5 % |
La norme du thé de roche de Wuyi cède la place à GB/T 18745-2026 le 1er avril 2027. Les normes internationales du thé vert, du thé noir et de l’oolong, ISO 11287:2011, ISO 3720:2011 et ISO 20716:2022, ne fixent aucune limite d’humidité pour le thé à réception : l’acheteur qui en veut une doit l’inscrire au contrat, avec la méthode d’essai.
Ces limites sont des plafonds, pas des objectifs. Le guide de transport de la Fédération allemande des sociétés d’assurance (GDV) décrit le thé noir comme fortement hygroscopique : avec 4 à 6 % d’eau, il est en équilibre avec une humidité relative très basse ; sous 2 %, il devient semblable à du foin ; au-delà de 9 %, il tend à moisir et à prendre un goût de moisi. Le plafond chinois de 7,0 % pour le thé noir se situe donc 2 points sous ce seuil (comparaison de The Tea Trade).
Pourquoi l’humidité monte pendant le voyage en mer
Le thé n’a pas besoin d’être mouillé pour reprendre de l’eau. Dans un conteneur fermé, explique l’annexe 3 du Code CTU, le code de chargement de l’Organisation maritime internationale (OMI), de l’Organisation internationale du travail (OIT) et de la Commission économique des Nations unies pour l’Europe (CEE-ONU), l’air se stabilise vite à une humidité relative fixée par l’eau que contiennent la marchandise, ses emballages et le bois de calage. Sous 100 %, rien ne se condense, et sous 75 %, aucune moisissure ne se développe, mais seulement tant que la température ne varie pas. L’édition 2014 du Code restait l’édition de référence en octobre 2026 ; une version révisée, mise au point en décembre 2025 par un groupe d’experts de l’OIT, de l’OMI et de la CEE-ONU sans changement de fond à l’annexe 3, était soumise à l’adoption des trois organisations.
L’eau est dans la marchandise, pas dans l’air. Au plafond de 7,0 %, les 12,5 à 16,7 tonnes de thé en feuilles qui tiennent dans un conteneur de 40 pieds, dans l’exemple chiffré du guide sur la capacité d’un conteneur de thé, contiennent environ 880 à 1 170 kg d’eau (12,5 à 16,7 t × 7,0 %), alors que les 65,7 m³ d’air du conteneur vide en retiennent au plus 2,0 kg environ sous forme de vapeur à 30 °C (65,7 m³ × 30,3 g/m³, valeur de saturation donnée par le Code CTU ; calculs de The Tea Trade).
Le bois et le papier apportent aussi leur eau. Le Code cite comme sources habituelles la marchandise elle-même, le bois de calage, les palettes, les emballages poreux et un empotage sous la pluie, sous la neige ou par temps chaud et humide. Il estime l’humidité du bois de calage, des palettes et des emballages secs à 12 à 15 %, de quoi porter à elle seule l’air d’un conteneur fermé à environ 60 à 75 % d’humidité relative. Le GDV veut un bois de caisse à thé à 10 à 12 % d’eau, ce qui correspond à l’équilibre avec 60 à 70 % d’humidité relative, et en dit autant des planchers en bois des conteneurs.
Pour garder une marge face aux écarts de température, le Code demande de charger les marchandises organiques, denrées alimentaires comprises, « sèches pour le conteneur » (container-dry) : avec une humidité en équilibre avec environ 60 % d’humidité relative, sous les 75 % à partir desquels le risque de moisissure augmente. Le GDV indique 50 à 60 % d’humidité relative pour le thé.
Sources : Code CTU de l’OMI, de l’OIT et de la CEE-ONU (édition 2014), annexe 3 ; Fédération allemande des sociétés d’assurance (GDV), service d’information sur le transport, thé
Condensation du conteneur et condensation sur la marchandise
Les écarts de température sont fréquents sur les longs voyages, et leur ampleur dépend surtout de l’arrimage : en haut de la pontée, ils peuvent dépasser 25 °C par jour, alors qu’en cale ils restent parfois minimes (Code CTU). Le Code décrit le cycle quotidien :
- Le matin : le conteneur se réchauffe, son humidité relative baisse et le thé, les cartons et le bois libèrent de la vapeur d’eau dans l’air chaud du haut du conteneur.
- En fin d’après-midi : le toit se refroidit le premier ; l’air à son contact atteint son point de rosée et de grosses gouttes tombent sur la marchandise, tandis que l’eau condensée ruisselle le long des parois : c’est la condensation du conteneur (container sweat).
- Jour après jour : une partie de l’eau s’évapore à nouveau, mais au fil des cycles, la quantité d’eau libérée peut devenir importante.
Les chiffres du Code montrent qu’il suffit de peu. Un air à 30 °C et 57 % d’humidité relative contient 17,3 g d’eau par mètre cube, le maximum que l’air peut contenir à 20 °C : son point de rosée est donc de 20 °C. Refroidi à 10 °C, où la saturation est de 9,4 g/m³, il perd 7,9 g par mètre cube, soit environ 0,5 kg dans l’air d’un conteneur de 40 pieds vide (65,7 m³ × 7,9 g/m³ = 519 g ; calcul de The Tea Trade), et la marchandise libère de nouveau de la vapeur le lendemain matin. Le GDV exige donc que le thé en conteneur soit arrimé sous le pont, à l’abri de la pluie, de l’eau de mer et de l’alternance de chaleur le jour et de fraîcheur la nuit, et loin des sources de chaleur, qui dessèchent aussi le thé.
L’arrivée apporte deux autres risques (Code CTU) :
- Marchandise chaude dans un port froid : un conteneur de marchandise chaude et hygroscopique laissé fermé plusieurs jours sous un climat froid détrempe sa cargaison de l’eau condensée sous le toit. Ces marchandises doivent être dépotées dès le déchargement ; le séchage l’emporte alors sur les moisissures, pourvu que les colis soient bien ventilés.
- Condensation sur la marchandise (cargo sweat) : une marchandise empotée sous un climat froid et dépotée aussitôt dans un air chaud et humide reste assez froide pour que cet air se condense sur elle. Le Code conseille d’attendre qu’elle se soit réchauffée, ce qui peut prendre un jour ou plus, sauf si elle est protégée par une bâche plastique étanche à la vapeur et assez de déshydratant, à laisser en place jusqu’à ce que la marchandise soit acclimatée.
Plus le voyage est long, plus le thé subit de cycles ; le guide des délais de transport entre la Chine et l’Afrique donne les durées de transit.
Ce que le Code CTU demande avant et pendant l’empotage
Contrôler le conteneur (chapitre 8 de l’édition 2014). Un conteneur fermé doit être propre, sec et exempt de résidus et d’odeurs persistantes laissés par la cargaison précédente ; si une tache part sur un gant qu’on y passe, il faut demander un autre conteneur. Il doit être étanche aux intempéries : des coulures de rouille sous une pièce de réparation signalent une fuite possible, et la lumière qui entre dans le conteneur fermé révèle les points de fuite. Le GDV ajoute que les conteneurs destinés au thé doivent être étanches à l’eau et exempts de toute contamination, et qu’il faut refuser un conteneur dont le plancher dégage une odeur, est souillé ou trop humide.
Empoter (chapitre 3, annexes 3 et 7).
- Évitez d’empoter des marchandises mouillées ou humides, et n’utilisez ni bois, ni palettes, ni emballages mouillés.
- Tenez les marchandises odorantes ou qui dégagent de l’humidité à l’écart des marchandises sensibles, et les marchandises poussiéreuses ou sales loin des denrées en emballage poreux.
- Protégez la cargaison de l’eau condensée : planches contre l’eau qui s’accumule au sol, toile de jute, carton ou nattes de fibres naturelles contre les gouttes qui tombent du plafond, planches ou contreplaqué contre l’eau qui ruisselle sur les parois, et voile non tissé sur les marchandises très sensibles.
- Si vous utilisez des déshydratants, calculez la capacité d’absorption nécessaire. Le Code les associe, comme le séchage actif du bois de calage et des emballages, à un film plastique scellé, mais précise qu’ils échouent en général avec une marchandise hygroscopique qui n’est pas sèche pour le conteneur. Une bâche plastique arrête les gouttes, mais peut favoriser les moisissures si le conteneur est trop humide dans son ensemble.
Ventilation et température (chapitres 5 à 7). Les orifices d’un conteneur standard ne servent qu’à équilibrer la pression et ne renouvellent pas l’air de façon mesurable ; les conteneurs ventilés ont des grilles étanches aux intempéries dans leurs longerons, et le Code indique qu’une ventilation appropriée permet de maîtriser les dégâts de condensation sur le cacao et d’autres produits agricoles. Pour le thé, le GDV juge la ventilation inutile s’il est « sec pour le transport » (shipping dryness), note qu’il voyage surtout en conteneur standard et donne 5 à 25 °C comme température de voyage favorable ; le Code CTU recommande d’envisager un engin à température dirigée chaque fois que la chaleur ou le froid peuvent endommager la marchandise.
Odeurs. Le thé absorbe aussitôt toute odeur étrangère, souligne le GDV. Beaucoup de contrats de fret comportent une clause thé spécifique qui écarte de son compartiment des marchandises comme le sucre, le caoutchouc, les peaux, le curcuma ou la casse (cannelle de Chine), et le guide tient aussi le thé loin du coprah, du goudron, du camphre, du tabac, du poivre, des huiles essentielles, des produits chimiques à forte odeur et des marchandises poussiéreuses ou grasses.
Emballage et chargement : garder le thé au sec
L’emballage est la première barrière ; les formats et les sacs intérieurs sont comparés dans le guide des formats d’emballage du thé à l’export. Les normes chinoises du gunpowder, du chunmee et du thé au jasmin exigent un transport propre, sec, sans odeur ni contamination, à l’abri de la pluie, de l’humidité et du plein soleil. Les sachets de thé sont présentés dans notre guide sur les matériaux des sachets de thé.
Au Maroc, le décret n° 2-13-711 du 4 mars 2015 impose d’emballer le thé dans des contenants fermés, propres et secs, comme le fait la norme ISO 11287 pour le thé vert.
GB/T 30375 : ce qu’exige la norme chinoise de stockage du thé
Le thé attend aussi en entrepôt, avant et après le voyage. La norme chinoise qui encadre ce stockage est GB/T 30375-2013, Stockage du thé (茶叶贮存), une norme nationale recommandée, proposée par la Fédération chinoise des coopératives d’approvisionnement et de commercialisation et placée sous la responsabilité du comité technique national de normalisation du thé (SAC/TC 339). Publiée le 31 décembre 2013, elle est entrée en vigueur le 22 juin 2014, et une version anglaise officielle a suivi le 14 décembre 2020 ; la fiche du projet de traduction, lancé en janvier 2018, relevait qu’il n’existait alors aucune norme internationale sur le stockage du thé. Les normes du gunpowder, du chunmee, du thé au jasmin et du thé blanc y renvoient pour le stockage. Le stockage du matcha est traité dans notre guide du matcha chinois.
Ses principales exigences :
- L’entrée en stock : un thé emballé et stocké sans délai, enregistré (type, grade, quantité, origine, date de production) et étiqueté ; chaque type rangé dans sa propre zone pour éviter les transferts d’odeurs ; des colis solides, intacts, protégés de l’humidité, sans dommage, propres et sans odeur.
- Le gerbage : par grade et par lot, jamais contre un pilier, à 200 mm au moins des murs, sur des cales d’au moins 150 mm de haut.
- Les contrôles : l’évolution de l’humidité à la base et en surface de chaque pile ; odeur de moisi, odeurs étrangères, contamination ou autre défaut des colis ; tout échauffement au cœur des piles ; la température, l’humidité relative et la ventilation de l’entrepôt. Ils ont lieu chaque mois, au moins deux fois par mois en saison chaude et pluvieuse, et sont consignés.
- Climat et tenue de l’entrepôt : ventilation et évacuation de la chaleur avec un thermomètre, déshumidification avec un hygromètre, réglées selon le type de thé ; aucune autre marchandise dans l’entrepôt ; protection contre l’incendie et le vol.
La norme est en cours de révision. Un réexamen du 17 mai 2021 a conclu qu’il fallait la réviser, et le projet n° 20251082-T-442, lancé le 30 avril 2025 pour une durée de 12 mois, doit remplacer entièrement l’édition de 2013 et entrer en vigueur six mois après sa publication. En octobre 2026, la fiche officielle donnait toujours le projet en attente d’approbation et l’édition de 2013 comme en vigueur.
Liste de contrôle de l’humidité pour chaque expédition
- Cahier des charges : humidité maximale au chargement, méthode d’essai (GB 5009.3-2016, qui a remplacé la GB/T 8304 citée par la plupart des normes chinoises), essai à l’arrivée et échantillon conservé.
- Emballage : un thé sous sa limite, scellé dans un sac intérieur barrière à l’humidité, dans des emballages et des cartons secs et sans odeur.
- Le conteneur : propre, sec, sans odeur et étanche, avec des palettes et du bois de calage secs ; refusez un plancher humide ou malodorant.
- Déshydratants et gouttes : un déshydratant dimensionné par le calcul, en complément d’une marchandise sèche ; voile non tissé, nattes ou carton sur la couche du dessus.
- Empotage et arrimage : à l’abri, jamais sous la pluie, sans marchandise odorante, poussiéreuse, grasse ou humide dans le conteneur ; sous le pont et loin de la chaleur.
- Dépotage : aussitôt sous un climat froid ; sous un climat chaud et humide, seulement une fois la marchandise réchauffée.
- Contrôle à l’arrivée : l’humidité et l’odeur des couches du dessus et du dessous, là où GB/T 30375 fait contrôler chaque pile en entrepôt.
Ces informations sont générales, vérifiées en octobre 2026, et ne constituent pas un conseil technique ou juridique : convenez des limites d’humidité, des essais et de l’emballage avec votre acheteur ou votre fournisseur avant chaque expédition.
Questions fréquentes
Quelle est l'humidité maximale du thé chinois ?
Elle dépend du type de thé : 7,0 % pour le gunpowder, le chunmee, le thé noir et la plupart des oolongs, 8,5 % pour le thé au jasmin et le thé blanc, 6,5 % pour le thé de roche de Wuyi, selon les normes nationales chinoises. La plupart citent la méthode GB/T 8304, abrogée en 2017 et remplacée par GB 5009.3-2016. Les normes ISO du thé vert, du thé noir et de l'oolong ne fixent aucune limite d'humidité pour le thé à réception.
Qu'est-ce que la condensation du conteneur (container sweat) ?
C'est l'eau qui se condense sous le toit et sur les parois d'un conteneur, puis tombe ou ruisselle sur la marchandise. Le Code CTU explique que la marchandise libère de la vapeur d'eau quand le conteneur se réchauffe dans la journée ; quand le toit se refroidit en fin d'après-midi, l'air qui le touche atteint son point de rosée et forme des gouttes. En haut de la pontée, les écarts de température peuvent dépasser 25 °C par jour.
Qu'est-ce que la condensation sur la marchandise (cargo sweat) ?
C'est la condensation qui se forme sur la marchandise elle-même quand on la dépote encore froide dans un air chaud et humide. Le Code CTU conseille d'attendre, parfois un jour ou plus, que des marchandises empotées sous un climat froid se soient réchauffées avant de les dépoter sous un climat plus chaud et plus humide, sauf si elles sont protégées par une bâche étanche à la vapeur et assez de déshydratant.
Les déshydratants protègent-ils le thé de l'humidité en conteneur ?
Seulement si le thé et ses emballages sont déjà secs. Le Code CTU indique que les déshydratants échouent en général avec une marchandise hygroscopique qui n'est pas « sèche pour le conteneur », c'est-à-dire en équilibre avec environ 60 % d'humidité relative, et demande de calculer la capacité d'absorption nécessaire. Même secs, palettes et bois de calage contiennent 12 à 15 % d'eau.
Le thé doit-il voyager en conteneur ventilé ou frigorifique ?
Le guide du GDV indique que le thé voyage surtout en conteneur standard et n'a pas besoin de ventilation s'il est « sec pour le transport » (shipping dryness) ; il donne 5 à 25 °C comme température de voyage favorable. Le Code CTU recommande d'envisager un engin capable de maintenir la température dans des limites acceptables chaque fois que la chaleur ou le froid peuvent endommager la marchandise.
Que dit la norme GB/T 30375 sur le stockage du thé ?
La norme chinoise de stockage du thé, en vigueur depuis le 22 juin 2014, impose de stocker chaque type de thé à part pour éviter les transferts d'odeurs, des piles à 200 mm au moins des murs, sur des cales d'au moins 150 mm, des thermomètres, des hygromètres et des moyens de déshumidification, et un contrôle chaque mois, au moins deux fois par mois en saison chaude et pluvieuse. Une révision attendait son approbation en octobre 2026.
Sources
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- 2. OMI : page consacrée au Code CTU (en anglais) · imo.org
- 3. CEE-ONU, Groupe de travail du transport intermodal et de la logistique : Code CTU OMI/OIT/CEE, édition révisée de 2025, document ECE/TRANS/WP.24/2026/8, 23 juin 2026 · documents.un.org
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